Voici notre liste de vidéos gratuites.
17 minutes
Résumé :
Des rouges-gorges, des moineaux, des hérissons… Tous retrouvés morts sur des plaques de glu pourtant conçues pour capturer des rats et des souris. Leur autre point commun : ils appartiennent à des espèces protégées par la loi.
Pendant un an, Shirley, ancienne technicienne de l’entreprise Sapian, l’un des principaux acteurs français de la dératisation, a documenté ces captures autour de sites agroalimentaires et de supermarchés. Pour la première fois, elle témoigne dans un média.
Comment des pièges autorisés peuvent-ils provoquer la mort d’animaux qu’il est, en principe, interdit de capturer ou de détruire ? Et pourquoi ces dispositifs non sélectifs restent-ils autorisés en France ?
Pour répondre à ces questions, Vakita s’est rendu sur le terrain, a interrogé un avocat spécialiste du droit de l’environnement, des associations engagées contre les pièges à glu et l’Office français de la biodiversité (OFB), la police de l'environnement.
Selon nos informations, une enquête pour destruction d'espèces protégées est d'ailleurs actuellement menée par les inspecteurs de l'OFB, sous la supervision du parquet d'Agen, portant sur l'agence Sapian du Lot-et-Garonne. À ce stade, Sapian est présumée innocente de toute infraction.
Sollicitée par Vakita, l'entreprise nous a répondu par écrit. L'entreprise confirme que les plaques de glu sont des dispositifs susceptibles de capturer accidentellement des espèces protégées. Sur ce point, elle assure respecter la réglementation et privilégier d'autres méthodes lorsque cela est possible. L'entreprise nous annonce également avoir décidé de "supprimer progressivement" les plaques de glu utilisées dans les dispositifs de surveillance extérieurs afin de "réduire son impact sur la biodiversité". Interrogée sur l'enquête en cours de l'OFB, l'entreprise n'a pas souhaité faire de commentaire.
"SAPIAN est un acteur national de référence dans les métiers de l'hygiène de l'air, de la maîtrise des nuisibles, de la protection incendie et de l'assainissement. La protection de la santé publique, la préservation de l'environnement et le respect de la réglementation constituent des principes fondamentaux qui guident quotidiennement l'ensemble de nos interventions.
À ce titre, notre entreprise est notamment certifiée CEPA alignée avec la norme EN 16636 (référentiel européen faisant l’objet d’un suivi et de contrôles réguliers), nos applicateurs sont titulaires du Certibiocide, bénéficient de formations régulières et font l'objet de contrôles qualité sur le terrain afin de garantir le respect des procédures, des bonnes pratiques professionnelles et de la réglementation en vigueur.
Plus largement, nous avons engagé depuis plusieurs années une démarche d'amélioration continue visant à réduire l'impact environnemental de nos interventions. Cette démarche se traduit notamment par le recours prioritaire aux méthodes de lutte raisonnée, privilégiant la prévention, le diagnostic et les dispositifs de surveillance avant toute utilisation de produits ou de moyens curatifs.
Nos prestations reposent sur une analyse des dangers et des risques visant à protéger nos clients et leur activité contre tout risque de pollution, de contamination, de détérioration et d’impact sanitaire en garantissant la meilleure adéquation à leurs exigences réglementaires, normatives et économiques.
Dans ce cadre, les plaques de glu constituent un dispositif dont l'utilisation est autorisée par la réglementation. Elles ne sont utilisées que dans des situations spécifiques, lorsque cela est techniquement justifié, au même titre que d'autres dispositifs de capture mécanique. Elles ne représentent qu'un des nombreux moyens dont disposent nos équipes pour répondre aux problématiques rencontrées sur le terrain.
Dans le plus grand respect de la réglementation sur l’utilisation des rodenticides, lorsque la présence de rongeurs n'est pas avérée ou qu’aucun risque n’est clairement identifié, SAPIAN privilégie systématiquement des dispositifs de monitoring utilisant des appâts de contrôle sans substance active visant à évaluer les populations animales et permettant de détecter une éventuelle activité de rongeurs intrusifs tout en limitant au maximum l'impact sur les espèces non ciblées et sur l'environnement. Ce n'est qu'en cas de nécessité avérée qu'un plan d'action adapté est mis en œuvre, dans le strict respect de la réglementation.
Dans la continuité de cette politique environnementale, SAPIAN a par ailleurs décidé de supprimer progressivement l'utilisation des plaques de glu dans les dispositifs de surveillance extérieurs pour l'ensemble de ses clients. Cette décision, qui dépasse les exigences réglementaires actuelles, s'inscrit pleinement dans notre volonté permanente d'améliorer nos pratiques et de réduire encore davantage notre impact sur la biodiversité.
Cette évolution fait actuellement l'objet d'une communication auprès de nos clients, notamment dans les secteurs les plus sensibles comme l'industrie agroalimentaire, afin de garantir à la fois l'efficacité des dispositifs de lutte mis en œuvre et le maintien d'un haut niveau d'exigence environnementale.
Chez SAPIAN, nous considérons que la protection de la santé publique et la préservation de la biodiversité ne sont pas incompatibles. Bien au contraire, elles constituent les deux piliers de notre métier. C'est pourquoi nous investissons chaque année dans la formation de nos collaborateurs, le développement de méthodes de lutte raisonnée, l'innovation et le contrôle permanent de nos pratiques afin de concilier efficacité opérationnelle, sécurité sanitaire et respect de l'environnement. Cette démarche d'amélioration continue est au cœur de notre politique RSE et guide chacune de nos décisions."
L'association Projet Animaux Zoopolis demande l'interdiction des pièges à colle en France et a lancé une pétition pour soutenir cette démarche. Pour la signer, vous pouvez cliquer ici.
L'équipe :
9 minutes
Résumé :
Vos enfants sont en danger et votre santé également à cause de ce métal toxique : le cadmium. Il est présent dans les pâtes, les pommes de terre, votre pain, et un tas d’autres aliments.
Et les Français y sont aujourd'hui surexposés par rapport à leurs voisins européens. Comment s'en protéger ? Peut-on s'en protéger ? Pour vous, on décrypte ce scandale sanitaire avec le médecin lanceur d'alerte, le Dr. Pierre Souvet, cardiologue et président de l'association Santé Environnement France (ASEF).
24 minutes
Résumé :
On pensait l’affaire close. Elle ne faisait en réalité que commencer...
En janvier dernier, Vakita révélait les coulisses de la chute d’Ÿnsect, start-up star de l’élevage d’insectes, présentée comme un fleuron de l’agriculture du futur. À la clé : plus de 600 millions d’euros levés, dont 148 millions d'euros d'argent public, une usine géante près d’Amiens, et des promesses de protéines durables à grande échelle. Et à l'arrivée : une entreprise placée en liquidation judiciaire en décembre dernier.
Nos premières images révelaient une usine hors de contrôle, des installations débordées et des témoignages d’anciens salariés décrivant des conditions de travail plus que préoccupantes, certains allant jusqu’à tomber malades.
Dans ce deuxième volet, Vakita a enquêté aux origines du projet, sur le site "proof of concept" censé démontrer la faisabilité du projet, à Dole, dans le Jura. Documents internes, nouveaux témoignages exclusifs : nos investigations mettent au jour des éléments qui interrogent la viabilité même du modèle porté par Ÿnsect.
L’entreprise pouvait-elle réellement atteindre les objectifs industriels qu’elle affichait ? Les larves d'insectes, présentées comme élevées localement, l’étaient-elles réellement ? Et comment expliquer l’ampleur des financements publics engagés dans un projet aujourd’hui à l’arrêt ?
Plusieurs anciens salariés, ouvriers comme cadres, affirment à Vakita avoir alerté en interne sur des dysfonctionnements jugés majeurs. Des éléments que les anciens dirigeants contestent, ou replacent aujourd'hui dans un contexte de forte croissance et d’innovation.
L'équipe :
12 minutes
Résumé :
On découvre une pollution folle de Nestlé en pleine forêt !
Ça se passe à They-sous-Montfort, à quelques kilomètres de Vittel. Sous les racines des arbres et des plantes se cachent environ 43 000 m³ de déchets et de bouteilles en plastique. Des quantités hallucinantes de détritus, présentes aussi sur d’autres sites à proximité de Vittel, qui polluent aujourd’hui de façon hors norme les eaux souterraines.
Ces décharges sauvages attribuées à Nestlé valent aujourd’hui à la multinationale d’être poursuivie en justice pour avoir « stocké de manière occulte et dissimulée » des tonnes de déchets et les avoir « abandonnés illégalement ». On lui reproche également d’avoir « laissé s’écouler […] dans les eaux superficielles et souterraines […] des particules de microplastiques, mesurées à des concentrations plusieurs millions de fois supérieures aux données scientifiques connues ».
Pour Vakita, nous sommes allés documenter cette pollution sur place et avons rencontré Bernard Schmidt, un habitant du coin qui se bat depuis des années pour que ce site soit nettoyé.
Mise à jour 26 mars 2026 :
Jeudi 26 mars, le parquet a requis contre Nestlé 750 000 euros d’amende pour avoir maintenu des décharges sauvages près de Vittel, dans les Vosges. Le procureur a également requis contre la multinationale une obligation de remise en état des sites concernés.
En revanche, le parquet n’a pas retenu le délit de pollution à base des “particules de microplastiques”, estimant qu’il n’était pas possible “d’objectiver une pollution”. Le délibéré est renvoyé au 27 mai.
L'équipe :
Vendredi 20 mars se tenait le premier conseil municipal d’Arcachon après les révélations sur les insultes et menaces du maire LR Yves Foulon contre son opposant écologiste Vital Baude. Sans surprise, il a pris ses fonctions dans une ambiance tendue, entre soutien de ses partisans et consternation de ses opposants.
À Arcachon, le maire LR Yves Foulon, réélu dès le premier tour avec 66,51 % des voix, a insulté et menacé son principal opposant le jour du scrutin municipal. Le candidat écologiste Vital Baude, arrivé deuxième avec 20,45 %, a porté plainte. Les faits se sont déroulés le dimanche 15 mars, devant un bureau de vote, dans une scène filmée par un réalisateur indépendant qui suivait sa campagne.
26 minutes
Résumé :
Présentée comme un fleuron de l’agriculture du futur, la plus grande ferme d’insectes au monde, inaugurée près d'Amiens, devait révolutionner notre alimentation. Une promesse à la fois écologique, technologique et française, portée par la start-up Ynsect, soutenue par les pouvoirs publics et largement relayée dans les médias.
Mais derrière cette vitrine futuriste, une autre réalité se dessine.
Nous nous sommes procurés plus de mille photos et vidéos capturées pendant 3 ans à l’intérieur de cette ferme verticale hors normes. Des images que le public n’aurait jamais dû voir : larves envahissant les sols, installations hors de contrôle, conditions de travail alarmantes... Sur ces images, ce qui devait incarner l’excellence industrielle française semble peu à peu virer au chaos.
À travers des témoignages d'anciens salariés et des documents exclusifs, cette enquête révèle les failles d’un modèle présenté comme exemplaire. Comment une entreprise ayant levé plus de 600 millions d’euros, soutenue au plus haut niveau de l’État, a-t-elle pu en arriver là ?
Alors que Ynsect vient d’être placée en liquidation judiciaire, Vakita dévoile les coulisses d’un rêve industriel qui a viré au cauchemar.
L'équipe :
12 minutes
Résumé :
En Mauritanie, à la frontière du Mali, des dizaines de milliers de familles vivent aujourd’hui entre exil et survie. Elles ont fui la guerre, traversé le désert, cherché la sécurité. Mais une fois à l’abri des armes, elles se retrouvent face à un autre ennemi : le changement climatique.
Le bétail meurt. Les cultures ne poussent plus. L’eau se fait rare. Et dans le camp de Mbera, immense cité de tentes au cœur du désert, la vie devient chaque jour plus difficile.
En 2024, les arrivées de réfugiés en Mauritanie ont augmenté de 40 %. Ils sont aujourd’hui plus de 300 000 à tenter de reconstruire une existence sur une terre déjà épuisée.
Ces femmes, ces hommes, ces enfants sont les premières victimes d’un double exil : fuir la guerre, puis affronter la sécheresse. Leur message est clair : ils lancent un cri d’alerte pour le climat.
VAKITA et l’UNICEF s’unissent pour leur venir en aide.
Pour soutenir ces communautés et participer à l’appel aux dons : rendez-vous sur unicef.fr
L'équipe :
Journalistes : William Thorp, Jules Hernandez
Montage : Clara Figuet
Motion : Anouk Dronval
Résumé :
En quelques mois, il est devenu l’idole de la gauche et l’épouvantail de la droite. Sa proposition ? Une taxe sur le patrimoine des ultra-riches, la fameuse "Taxe Zucman", qui pourrait rapporter 20 milliards d’euros selon ses calculs.
Il publie aujourd’hui Les milliardaires ne paient pas d’impôt sur le revenu — et nous allons y mettre fin (Éditions du Seuil). Dans cet entretien accordé à Vakita, il revient sur sa vision d’une fiscalité plus juste, répond à ses détracteurs, de Bernard Arnault à la droite parlementaire, et explique pourquoi, selon lui, le système actuel protège les ultra-riches au détriment de tous les autres.
L'équipe :
07 minutes
Résumé :
Dans les paysages verdoyants des Dombes, au cœur de l’Ain, Madeleine et Olivier ont réalisé leur rêve en 2018 : devenir paysans et travailler en harmonie avec la nature. Installés sur un domaine au sein d’un parc naturel, leur projet s’annonçait idyllique.
Mais derrière la production de fromage, même en bio et à petite échelle, ils découvrent une réalité plus sombre : l’obligation de séparer les mères de leurs agneaux, la mise à mort programmée des mâles, et la pression économique qui pousse à envoyer les animaux de réforme à l’abattoir.
Refusant de continuer à fermer les yeux, Madeleine et Olivier prennent une décision radicale : tourner la page de l’élevage pour bâtir un modèle agricole sans exploitation animale. Avec l’accompagnement de l’association Coexister, ils amorcent une reconversion inédite : transformer leur ferme en refuge pour animaux dits "de rente", en partenariat avec l’OABA (Oeuvre d'Assistance aux Bêtes d'Abattoirs).
Ce lieu deviendra un sanctuaire où les rescapés de maltraitances et de saisies administratives pourront vivre libres, dans un cadre respectueux du Vivant.
À travers leur projet, Madeleine et Olivier veulent semer les graines d’un autre rapport au monde : un lien sensible, conscient et non violent entre humains et animaux.
Pour rendre ce rêve possible, ils lancent une campagne de financement participatif afin d’adapter leurs infrastructures et d’accueillir bientôt vaches, cochons et autres animaux au sein de leur domaine. Le lien de la cagnotte en ligne est accessible en cliquant ici.
L'équipe :
Journaliste : Ulysse Thevenon